Lydie Solomon Pianiste & Comédienne

Quand le comte est conté – La Dépêche du Midi

11 août 2017

photo-la-depeche« Le comte Roger de Bossost d’Espénan est le personnage emblématique et historique de l’ancien village d’Espénan (fusionné avec son voisin Ariès en 1858) dont il est natif. Lieutenant général des armées du roi Louis XIII, il accomplit une brillante carrière militaire. Pour la deuxième année, L’Association d’Espénan et Maurice Féraut, l’actuel propriétaire des anciennes terres de Roger de Bossost, ont décidé de dédier une journée à cet illustre Espénien du XVIIe siècle. Le premier acte de cette évocation eut comme cadre l’église paroissiale Saint-Laurent. La messe y fut célébrée par le père Louis Durany ; elle vit les servants arriver en calèche, escortés par des mousquetaires en uniforme. Après l’office, sur le parvis, les cavaliers accompagnateurs, dirigés par la gérante du centre équestre MEL (Magnoac Équitation Loisirs), la souriante et talentueuse Jessica Pacholder, elle aussi en selle, offrirent au nombreux public une superbe démonstration de dressage avant de reconduire, en cortège, leurs montures vers les écuries de Castelnau. Un apéritif, offert par les organisateurs et rehaussé par l’agréable trompette du très doué Rémi Féraut, clôtura la matinée.

La soirée fit la part belle à l’histoire, à la musique et à la table. Elle se déroula à l’emplacement même de l’ancien château dont de rares vestiges subsistent encore. Agrémenté de quelques duels et autres reconstitutions, le spectacle mit, évidemment, le comte Roger à l’honneur. Toutefois, le narrateur réserva une large place aux autres gloires du pays gascon ; ainsi chacun put-il constater que Charles Ogier de Batz de Castelmore, comte d’Artagnan, n’en est pas la seule célébrité, loin s’en faut. Dans un registre différent, trois artistes éclatants de brio, Lydie Solomon, Annie Guari et Thierry Lier enchantèrent l’assistance par l’harmonie de leurs accords résonnant au cœur d’une douce nuit d’été.

Enfin, et sans elle point de fête complète, la poule au pot, un mets bien dans la chronologie de l’événement, combla papilles et gourmandise des convives qui se dirent ravis de cette journée qui sut diversifier les plaisirs en respectant un parfait synchronisme avec l’époque qu’elle faisait revivre. »

La Dépêche du Midi (Roland Vieuxtemps), 11/08/2017